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La déforestation à Madagascar : de l’île verte à l’île rouge

A l’origine, Madagascar était recouverte à 80% de forêt mais aujourd’hui, seuls 8% sont encore boisés. Depuis, c’est 85% de forêt primaire, c’est-à-dire vierge de toute modification humaine, qui ont été décimés, et la couleur brique des sols malgaches est une des conséquences visibles de la déforestation.

De nombreuses causes sont à l’origine de cette déforestation, dont les deux principales sont la culture sur brûlis, appelé Tavy en malgache, et l’utilisation du charbon de bois comme énergie.

Importée par les Indonésiens, la culture sur brûlis permet une fertilisation temporaire du sol ainsi qu’un meilleur rendement agricole. Mais avec une population malgache trois fois plus importante qu’en 1970 (19,5 millions d’habitants) et un taux de croissance démographique annuel de 2,6%, la déforestation s’est accélérée depuis 40 ans. Le cycle d’exploitation sous Tavy permet d’utiliser les sols déforestés pendant 4 ans, avec un bon rendement la première année. Une fois cycle terminé, une autre parcelle de forêt part en fumée. Plus une terre subie la culture sur brûlis et plus elle s’appauvrit, jusqu’à devenir infertile car les sols ne se régénèrent pas assez vite. 

MADDA développe, en partenariat avec une entreprise capable de gérer sur le très long terme, une plantation d’arbres Jatropha curcas avec en interligne une culture vivrière associée (plants de légumineuses et/ou graminées). Le Jatropha curcas a été défini comme moyen de lutte anti-érosion à Madagascar dans le Plan de Lutte Anti-Érosive (PLAE) et est parfaitement adapté aux conditions environnementales de la région.

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