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Les actions humanitaires spécifiques

Bien que la situation soit alarmante dans toute la région de Bongolava,  nous donnerons d’abord la priorité aux villages situés dans la zone  d’implantation des arbres, autrement dit les cinq communes sus-citées :  Ambatomainty Atsino, Fenoarivobe, Kiranomena, Ankerana et Soanierana. Il s’agira de définir un plan de soutien réparti sur au moins quatre villages clé, choisis pour leur caractéristiques géographiques et sociales. Ce plan de développement fait l’objet d’un dossier à part entière et les actions menées seront décrites ci-dessous de manière très succincte.

Assistance sanitaire

C’est aux yeux de MADDA l’action la plus urgente. 

Un des problèmes majeurs est l’accès à l’eau potable. En 2001 : 
-    1,81% de la population de la région de Bongolava avait accès à l’eau  courante
-    62,67% des ménages avait accès à des camions citerne et 16,70%  avait accès à une pompe publique
-    9,62% s’approvisionne auprès d’une source ou dans un cours d’eau (1,02%).

La mise en place de puits ou forages avec pompe à main ou éolienne, et l’installation de fontaines publiques permettraient de donner un accès à l’eau potable à un nombre plus élargi de familles dans la région.

En 2004, le taux de couverture sanitaire est de 1 médecin pour 4938 habitants à Fenoarivobe ; deux fois plus dans le chef lieu, à Tsiroanomandidy. Ce taux est bien plus bas dans les zones rurales, difficiles d’accès du fait de l’état et de l’étendue du réseau routier ; les médecins n’ont pas toujours en outre les moyens techniques de se déplacer.

La monographie de la région de Bongolava réalisée en 2003 pointe que « le nombre de personnel soignant ne correspond pas aux besoins de la grande masse, même à Tsiroanomandidy, ville qui est considérée comme étant la plus favorisée de la région. »    

Avec un taux de malnutrition en 2006 à 42%, l’espérance de vie à la naissance de la région de Bongolava est seulement de 59,5 ans.

Actions les + urgentes : 

- La mise à disposition de voitures pour les médecins leur permettrait de délivrer des soins même à ceux qui sont dans des zones reculées.

- Une aide alimentaire, en plus de la mise en place de cultures vivrières (long terme), pour répondre à des besoins plus immédiats sera apportée.

- Une campagne d’assainissement et d’éducation aux bonnes pratiques sanitaires doit être mise en place afin d’instaurer des réflexes sanitaires. Elle sera faite en parallèle à la mise en place de latrines et de campagne de vaccination. Une unité de traitement des eaux usées doit être installée pour inscrire ce projet dans le long terme.

- La restauration des dispensaires qui accueillent les populations les plus éloignées des hôpitaux permettra de garantir de bonnes pratiques sanitaires et des soins de meilleure qualité. 

Accès à la formation

Quelques chiffres : 
-    Le taux d’alphabétisation des personnes de 15 ans et plus est de 61,7%
-    57,2% de la population active a un niveau d’instruction primaire
-  Seule 3,5% de la population active est allée à l’université
-    1 enseignant pour 48 élèves au primaire

Le taux de scolarisation au primaire est très élevé car les établissements reçoivent aussi des personnes ayant dépassé l’âge d’aller au primaire (plus de 10 ans), mais en revanche, le taux de scolarisation au lycée est très faible (3,5%).

De plus, la pyramide des âges de la région est en expansion. Sur les 5 communes où MADDA va concentrer ses efforts, près de 50% de la population à moins de 15 ans. 

Après étude de la répartition des établissements scolaires, nous envisageons :

-    Un système de ramassage scolaire

-  La création de nouvelles écoles pour les zones mal desservies, si leur construction n'est pas prévue par leur commune d'appartenance.

-  La distribution de kits scolaires pour faire face au manque de fourniture scolaire

-    La progression de l’enseignement de niveau 2 et 3 par des campagnes de sensibilisation et l'équipement en eau potable de écoles

-    L’ augmentation du nombre d’enseignants par élève en créant des partenariat

-   Un taux d’alphabétisation des personnes de plus de 15 ans proche des 100%.

Concernant la formation professionnelle, il s’agirait de répondre à une demande d’amélioration et de diversification des techniques et compétences possédées par les populations locales afin d’avoir les moyens de se développer elles-mêmes sur le plan économique et de créer des micro-entreprises. Le secteur primaire est bien sûr prédominant dans la région, mais un gros travail peut déjà être fait au niveau de l’agriculture pour augmenter les rendements agricoles. Il ne s’agit pas de remplacer les techniques locales mais de procéder à un échange et un partage des techniques.

Assistance technique

- Le réseau routier : la région de Bongolava fait état d’un réseau routier long de 1564 km, dont 435 km sont des routes d’intérêt provincial, et 840 km sont des routes non classées. De plus, 289 km de routes nationales sont présentes à travers la région. Une aide pour l’amélioration des voiries et infrastructures pourrait être apportée, en plus de la construction d’un réseau routier destiné à la circulation des biens et personnes vers les pôles économiques et agricoles. Il y a une synergie avec la volonté du Gouvernement Malgache ainsi que les objectifs du PGE (Politique Générale de l’Etat) qui prévoit la réhabilitation de 876 km de routes nationales et 1000 km de routes rurales. Un projet de rénovation des voiries et d’accessibilité à des zones reculées s’inscrirait de même pleinement dans les objectifs du MAP (Plan d’Action pour Madagascar) lancé par le Gouvernement malgache pour remplir les objectifs de développement du millénaire (OMD). Pour l’instant, seules 22 communes sur 26 sont accessibles toute l’année, soit 84,6% des communes de la région.

- Un plan local d’électrification en partenariat avec l’Agence de Développement de l’Electrification Rurale (ADER) doit aussi être mis en place afin qu’un maximum de communes ait accès à l’électricité. Les moyens de production et de distribution d’électricité les mieux adaptés à la région seront étudiés en partenariat avec l’ADER et le Ministère de l’énergie. Un modèle de générateur fonctionnant à l’huile de Jatropha ou tout autre agro carburant approprié est envisagé.
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